Après s’être lancée dans la danse, se lance dans des études d’architecture, puis prolonge sa passion de l’Art, de l’espace et du mouvement en plongeant dans un premier temps dans le monde pictural. Ses toiles pleines de sentiments et d’expression, laissent dans des pénombres claires obscures, imaginer des paysages, des espaces, aux tons chauds et mouvementés. Des ambiances plus que des formes, qui au fil du regard, effleurant la toile et la matière parfois granitée, parfois cotonneuse, laisse l’observateur en un songe mystérieux. Ingrid Martinaux a grandi à proximité des pinceaux de son père artiste peintre. Elle y a développé, une inspiration nourrie de la blancheur de la pierre et la force de la lumière, elle se met à sculpter, faisant sortir de longs et blancs corps de femme de la matière, elle imagine aussi des luminaires en béton cellulaire étonnamment léger et teinté de jaune, bleu, orange ou ocre. La lumière jaillit de failles ou de trous judicieusement placés, projette des ombres chinoises sur les murs ou le sol. Elle expose (1996-2002), dans divers salons des artisans d’art. (Nîmes-Grenoble-Nice). Puis après être devenue maman de deux enfants, se lance dans le textile d’ameublement, habille les fenêtres de Monaco au Cap d’Antibes, toujours ce lien…matière…couleur…création d’ambiances, ce qui la dirige aussi vers la création textile, plaids créés à partir de tissus prestigieux, chapeaux de femme en soie, plaids pour enfants. Chaque jour, une idée, une matière, une création…

Nice-Matin Vendredi 12 Novembre 1999




Créer un site
Créer un site